30 mars 2011

3096 jours


de Natascha Kampusch

Le 2 mars 1998, la jeune Natascha Kampusch va pour la première fois à l’école à pied. Elle est enlevée sur la route par Wolfgang Priklopil, un ingénieur électricien d’une trentaine d’années. Elle réussira à s’échapper après 3096 jours.
Voici le récit de cette captivité terrible : pendant 8 ans, elle restera enfermée dans une pièce de 5 mètres carrées, la plupart du temps dans le noir et pendant les six années suivantes elle sera son esclave domestique.
Sous le joug de la violence et surtout d’un terrible harcèlement psychique de son agresseur, elle réussira à résister à sa séquestration et à s’enfuir.


***


Je n'ai pas l'habitude de lire des témoignages, j'aime m'évader dans mes lectures, frémir à l'aide d'un auteur, pas lire des choses angoissantes qui me rappellent trop souvent le monde dans lequel nous vivons. Natascha Kampusch est venue à moi un jour à travers un reportage où je n'ai pu qu'être intrigué par sa personnalité si particulière. J'ai suffoqué et passer quelques nuits blanches en lisant le récit de cette pauvre enfant prise au piège par un psychopathe durant 8 ans. C'était une lecture intense et claustrophobe. Ce huis clos hors du commun nous montre la relation particulière qui peut naître entre le bourreau et la victime : c'est dérangeant et fascinant.

Natascha nous décrit son monde et son quotidien avec dignité. Elle analyse énormément son agresseur et tente de se justifier à nos yeux sur sa relation avec lui. C'est assez dérangeant d'ailleurs : qui sommes nous pour juger son comportement ? Survivre était le but, ainsi que de ne pas tomber dans la folie. Nous aurions peut-être fait la même chose après tout.

J'ai apprécié sa pudeur. J'insiste sur ça car je n'aurai pas supporter des détails sordides. J'ai eu des nuits assez mouvementés à cause de cette lecture, notamment en pensant au lieu de sa séquestration. Imaginer quelqu'un dans une sorte de cave minuscule : inimaginable !

Âmes sensibles s'abstenir.

3/5
Édition  : JC Lattès
Nombre de page : 307
2010

2 commentaires:

Sunniva a dit…

Ce livre m'a aussi perturbée pendant la nuit quand je l'ai lu, mais je ne l'ai jamais regretté. Aussi difficile et intense que ce soit, on en ressort enrichi, du moins ça a été mon ressenti car j'ai trouvé que Natascha avait une force impressionnante, et qu'elle est une belle personne avec sa façon de voir les choses. Je l'admire vraiment beaucoup!

Kayleigh a dit…

Je le lisais plutôt en journée, mais j'évitais de le lire le soir (je me rappelle que je lisais un truc plus léger genre Harry Potter en parallèle) car sinon j'avais du mal à m'endormir.
Pour le reste, ce qui m'a marqué c'est la maturité de son discours ainsi que le calme qu'elle dégage.