23 mars 2011

De l'eau pour les Éléphants


de Sara Gruen

Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.
Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.
Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe.


***


Tout d'abord, je tiens à remercier sincèrement le site Livr@ddict et les éditions "Livre de poche" de m'avoir sélectionnée pour ce partenariat.

J'ai vécu un merveilleux voyage en lisant ce roman. Cette lecture au delà du fait de m'avoir conquise m'a complètement émerveillé.
L'auteure nous décrit d'une plume subtile et fluide le quotidien d'un cirque des années 30. Nous voilà embarqués sur le train des "frères Benzini" et de leur "plus grand spectacle du monde", nous suivons leur parcours à travers les villes au côté de Jacob, orphelin sans sous, qui se retrouve, par le plus grand des hasards, vétérinaire officiel du cirque. Il va éprouver la plus grande des affections pour ces animaux malmenés par le terrible August et tomber éperdument amoureux de la femme de ce dernier.
L'arrivée de Rosie l'éléphante est un moment intense, plein de grâce et d'émotion. Le temps se fige et le charme opère en un instant.
Loin des paillettes et des numéros, nous sommes confrontés à la cruauté et à la dureté de la vie durant la grande Dépression. Plus encore, le traitement des "petites mains" qui sont presque considérés comme des moins que rien, vivant dans la crasse, dans la misère, maltraités, exploités, pire jeter du wagon sans aucun regret...
Des sentiments divers et contradictoires nous saisissent tout au long de la lecture, entre violence et douceur...
Le récit est conté par un Jacob fatigué et vieillissant ce qui apporte une intensité particulière à chaque mot. Loin du grotesque et du larmoyant, la conclusion de cette histoire est simple, belle et, au final, proche de nous.

Un coup de coeur que je conseille à toutes personnes voulant s'évader et éprouver de belles émotions.


5/5
Édition  : Le livre de poche
Nombre de page : 471
2009

3 commentaires:

FaFa a dit…

Oui mais quelle belle histoire d'amour ! et le Jacob de quatre vingt dix ou quatre vingt treize est un délice d'humour !

Kayleigh a dit…

C'est vrai que j'ai occulté l'histoire d'amour entre Marlène et Jacob dans ma critique.
Elle m'a semblé secondaire dans ce tableau, elle amorçait certains évènements mais pour moi ce n'était pas le pilier du récit.

Au fil des plumes a dit…

J'avoue l'adaptation au cinéma avec Robert Pattinson me tente bien mais peut- être que je lirai le livre avant...