29 octobre 2015

The last man on Earth (Série)

L'histoire :


En 2020, la race humaine a été exterminée à la suite d'une incroyable pandémie. Après avoir parcouru le pays de long en large, Phil Miller doit se rendre à l'évidence : il est le dernier homme sur Terre. Il y a certes des avantages à se retrouver seul. Décorer sa maison d’œuvres d'art inestimables, emménager dans une somptueuse propriété, se balader en caleçon tous les jours... Mais Phil est triste, et surtout très seul. Il garde pourtant l'espoir que quelque part subsiste un autre survivant. Et que peut être un jour, ils se rencontreront. Avec un peu de chance, ce survivant pourrait être une survivante. S'entendront-ils ? Comment vivront-ils dans un monde dépeuplé, sans aucune aide ? Devront-ils assurer la survie de l'espèce ?


Critique basée sur la saison 1 (avec petits spoilers)


Mon avis : 

Une série poilante.

J'avoue que le concept original mais tout au moins risqué m'a plutôt intrigué, comment tenir avec un tel sujet sur plusieurs épisodes ?
Suivre un homme seul sur terre c'est une idée plutôt délirante, qu'y a-t-il de passionnant à regarder  l'ennui profond dans lequel le personnage principal s'enfonce. Phil se transforme sous nos yeux en homme de cro magnon, sans foi, ni loi, roi de sa ville natale, sans repère et se laissant aller à une vie de débauche.

Pourtant... on adore car c'est drôle, loufoque et tellement loin des séries formatées qu'on croise aujourd'hui. Car Phil est imaginatif, inventif et surtout se laisse aller à une totale vulgarité. Pourquoi se fatiguer à ressembler à quelque chose alors que personne n'est là pour vous juger ?

The last man on earth n'explique jamais les causes de la disparition de la population et se concentre surtout sur l'évolution et la perte de repères de notre survivant.
C'est sans compter, l'apparition d'un autre personnage, femme en l'occurrence, qui va chambouler le petit quotidien de Phil. Une femme ! Phil en avait rêvé mais pas forcément ce type là. Il faut être honnête Carol n'est pas une bombe et surtout... elle est chiante, enfin du point de vue de Phil. Elle a des principes, des convictions et respectent les règles. Tout ce que Phil fuit. Tout ce qui n'a plus lieu d'être dans un monde où personne ne vous dicte de règles.
Cette rencontre sera une chance ou un calvaire pour lui ?



En fait, elle sera une chance pour nous, car le début de cette relation est un pur bonheur. Phil est un faux méchant et Carol une vraie gentille. On enchaine les scènes mettant en avant les manigances de Phil. Ces dernières finiront toujours par se retourner contre lui. Des  multitudes de gags avec pour unique victime Phil. Quel bonheur de le voir s'enfoncer dans ces propres mensonges et se faire lamentablement piéger par sa propre bêtise.

La construction de certains épisodes est répétitive et très souvent surjoué mais ça donne le ton de la série. Au début, ça m'a complètement désorienté, voir agacée mais au final, cette humour décalé (et lourd) passe très bien, notamment grâce au jeu plus que crédibles des acteurs et au format court de chaque épisode (22 mn) qui permets de ne pas se lasser.

J'ai adoré les personnages de Carol et Phil. Ils n'ont rien en commun et pourtant ce couple fusionne parfaitement à l’écran. Carol est un bonheur à voir, prenant les choses toujours du bon côté, avec le sourire et une grande naïveté au contraire d'un Phil bougon, négatif, pleurant son sort et tentant par tous les moyens de faire fuir Carol de sa vie.

On a le droit à des petites pépites notamment lorsque Phil se réfugie au bar de la ville pour s’épancher sur ces soucis de "couple" auprès de ses potes imaginaires (des ballons en référence au film Seul au monde), nous avons le droit à de long monologue donnant de la profondeur au personnage, poussant à plus d'empathie envers lui.  J'avoue que ce sont mes scènes préférées.

Je voulais surtout vous parler de la fin, car cette dernière est, à mon sens, très réussie (ce qui est plutôt rare surtout dans ce type de série décalée). Carol, trouve les mots juste pour conclure en tendresse cette 1ère saison. J'ai adoré. Cette petite subtilité qui s'invite à la fin de 13 épisodes plutôt bourrin m'a vraiment séduit.

Autre chose, le final nous démontre également  avec humour qu'il y a toujours pire que nous. Comment ne pas méditer sur ce point ?



4/5
Drame
Saison 1 (13 épisodes de 22 mn)
 Saison 2 (6 épisodes de 22 mn)
Américain - 2015

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