11 janvier 2016

Merci pour ce moment

de Valérie Trierweiler


Tout ce que j'écris est vrai. À l'Élysée, je me sentais parfois comme en reportage. Et j'ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour.

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Ce témoignage dont la sortie a surpris tout le monde est une réponse cinglante de Valérie Trierweiler  à François Hollande, ainsi qu'à l'entourage présidentiel, aux journalistes et au peuple. Elle nous offre sa vérité.

Comme beaucoup d'autres, c'est la curiosité qui m'a poussé à le lire.  Je ne porte pas forcément cette femme peu avenante dans mon cœur, mais, il est vrai, que je n'ai pas du tout apprécié la manière dont elle a été traité par M. Hollande.

Deux points m'ont particulièrement marqué : la difficulté et la souffrance qu'à eu Valérie Trierweiler à trouver sa place en tant que première dame et l'impact politique au quotidien et notamment dans sa relation de couple.

Il est évident qu'on peut comprendre la colère qu'a ressenti cette femme suite à la révélation de la relation intime qu'entretenait le Président avec Julie Gayet, suivi quelques jours plus tard de l'annonce de la rupture du couple présidentiel. Je n'ose imaginer sa détresse. Être trompé, évincé et humilié ainsi en public par l'homme qu'on aime. Ce genre de situation est déjà difficile à vivre pour nous autres, je n'ose pas imaginer le ressenti pour une personne public, encore plus lorsqu'on est la compagne d'un chef d'état. 
J'avais été particulièrement choqué par la relation extra conjugale mais pas moins frappé par l'annonce de la rupture : ce ton sec  était terriblement dur. 
La première dame jetée comme une vulgaire chose par son compagnon de longue date. Au delà, de la démarche peu cavalière, à mes yeux, l'image de la France en prenait un sacré coup au niveau mondial.

Elle nous dessine un portrait peu flatteur de François Hollande qu'elle décrit comme distant, cassant et possessif. On s'en amuse et en même temps la gêne s'installe car forcément on entre dans l'intimité d'un couple présidentiel, on lit les mots d'une femme blessée, d'une femme qui ne souhaite pas pardonner, j'aurais presque envie de dire : d'une femme qui souhaite se venger à travers ce livre. Forcément, viennent les questions : est ce que son jugement n'est pas altérée par sa colère ?

Ce sentiment est renforcé par le rôle de victime que Mme Trierweiler souhaite entretenir. Elle affiche clairement ce rôle, quitte à dire que ce sont  les autres qui la mettent en difficulté. Cette posture m'a vraiment agacée. Je veux bien croire qu'elle ai vécu des injustices de part et d'autres et que certaines personnes n'aient pas été tendre avec elle mais de là à dire que la faute vient toujours d'autrui et rebondir sur cela pour se mettre en avant. Honnêtement, ça ne m'a pas convaincu. A tel point, que je suis sceptique sur le reste du récit.

Il y a aussi la question de ce qu'il faut garder pour soi ou non : je parle notamment d'un passage, lors de la passation de pouvoir, où elle nous raconte sa rencontre avec Carla Bruni. Lire cet échange privée m'a mis mal à l'aise.

Sans surprise, ce témoignage n'apporte pas grand chose. On lave son linge sale en public et tout le monde en profite. Ce livre ne fait qu'enfoncer un peu plus François Hollande déjà malmené par les sondages et les politiques. Comme dit le dicton : Œil pour œil, dent pour dent.



Note : 1/5 
Édition : Les Arènes
Nombre de page : 318

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